Résumé

L’auteur souligne les différences entre les besoins des individus et ceux des institutions.
Les individus peuvent se satisfaire de références éthiques subjectives pour satisfaire leurs besoins de survie, de reproduction et de vivre ensemble tandis que les institutions ont besoin de repères objectifs et universels pour délivrer le « bien commun » pour lequel elles ont été établies.

La recherche de références universelles s’appuie sur les lois de la nature. Depuis 13,7 milliards d’années les forces de la nature (gravitation, électromagnétisme, interactions faibles et fortes) obéissent à des principes de symétries. La matière qui nous entoure, l’esprit qui nous anime, forment une unique nature gouvernée par ces mêmes forces et nous sommes soumis aux mêmes principes de symétrie.

Mais entre la réalité et les principes il y a une petite différence ! Divers modèles de pensée ont jalonné notre histoire récente ; l’auteur en retient deux qui, de son point de vue, illustrent notre vision du monde.

• L’ancien qui concevait le monde comme très symétrique et déterminé ne laissait pratiquement pas de place à la liberté, au libre-arbitre et à l’évolution.

• Le nouveau, issu de la révolution quantique, qui a bouleversé cette vieille conception en démontrant que nous vivons dans un monde « indéterminé » où les symétries se brisent spontanément et produisent un monde différencié, évolutif, plus riche, plus vivant.

C’est donc sur les symétries légèrement brisées que nous pouvons construire une nouvelle éthique, certes indéterminée, mais infiniment plus riche, plus universelle, plus objective, orientée vers les nécessités de la vie.

L’auteur passe en revue divers types de symétries et suggère des analogies avec certaines valeurs morales de nature symétrique. Il donne sa vision des origines de la liberté. Il rappelle que les forces travaillent à l’unisson et par conséquent les valeurs éthiques (ou morales) ne sont pas des valeurs que l’on choisit selon l’humeur ou l’envie. Elles font partie d’un tout.

Enfin il s’interroge sur le sens dans la vie pour observer que « dans la dissymétrie le sens se perd » et que le « bien s’épanouit autour des symétries tandis que le mal crache son venin dans l’asymétrie des relations et des rapports de force »

En résumé : faire le bon choix référentiel et travailler dans le sens des symétries, mais sans les rechercher de manière absolue, c’est retrouver une certaine harmonie.

Trélex, le 14 juin 2016
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